« J’ai mieux aimé les tableaux que la vie »

Jean Planque

La Fondation Jean et Suzanne Planque

 
 

Le siège de la Fondation est actuellement situé à Lausanne (Suisse).

La Fondation Jean et Suzanne Planque est composée d’un conseil de fondation souverain et d’un bureau qui règle les affaires courantes.

Bureau

Dr Michel Pfulg, président
Me Dominique Hahn, trésorier
Me Daniel Malherbe, secrétaire

Conservateur de la collection

Florian Rodari

Membres

Stéphanie Ansari
Mouse Reymond-Rivier
Agneta Siry

Historique

A peine eut-il arrêté son activité en faveur de la galerie Beyeler, en juin 1972, que Jean Planque s’est posé la question du destin de sa collection qu’il souhaitait conserver dans son intégralité. A la fin des années 80 le collectionneur, soucieux de faire connaître son exceptionnelle aventure aux générations futures, décide, avec son épouse et quelques proches, amis et spécialistes, de donner naissance à la Fondation Jean et Suzanne Planque. En instituant héritière de sa collection une fondation qui porte son nom, Jean Planque souhaitait en effet que le public puisse partager le bonheur qu’il avait éprouvé lui-même de son vivant en contemplant ses tableaux.

La Fondation Jean et Suzanne Planque est inaugurée le 13 mars 1997 à La Sarraz. Par ses statuts, elle déclare avoir pour but principal « d’assurer la conservation des œuvres réunies par Jean Planque, réputées inaliénables, et de faire connaître celles-ci par tous les moyens appropriés ». À la mort de Jean Planque, l’activité de la fondation s’intensifie. Sous l’impulsion de son conservateur, l’inventaire des tableaux, dessins et sculptures est dressé, un travail d’enregistrement photographique et de restauration est entrepris et de nombreux contacts sont noués en vue d’organiser des expositions dans des musées appropriés et de préparer le futur dépôt des œuvres dans une institution digne de la recevoir. En 2010 la Fondation décide de déposer pour une durée de quinze années l’ensemble des tableaux, dessins et peintures au Musée Granet d’Aix-en-Provence.

« Le pays de Cézanne !
Il n’y avait que là qu’il pouvait être.
Je dis, il n’y a que là,
que là qu’on peut essayer d’être. »

« La collection Planque va à Aix-en-Provence »
dessin de Burki paru dans 24 heures,
19-20 septembre 2010

 

 

La Chapelle des Pénitents blancs
Granet XXe – Collection Jean Planque

Edifiée en 1654 à la demande de la confrérie des Pénitents blancs, probablement sur les plans de l’architecte Pierre Pavillon, cette petite chapelle se trouve à quelques centaines de mètres de l’église Saint-Jean de Malte et du Palais attenant où sont installées les collections du musée Granet. Abandonnée à la Révolution, la chapelle servira un temps de magasin de fourrage, puis, de 1865 à 1878, d’annexe au musée d’Aix. En 1866, Cézanne visite l’exposition des tableaux qui y sont présentés, mais aucun ne trouve grâce à ses yeux. A partir de la fin du XIXe siècle le bâtiment est affecté à diverses fonctions, école, atelier d’art, salle de congrès, jusqu’en 2013 où les lieux sont définitivement restaurés et aménagés pour y recevoir la collection Planque.

Dons et acquisitions

Depuis la disparition de Jean Planque, en août 1998, quelques artistes l’ayant connu ou ayant pu admirer la réunion de ses tableaux à la faveur des expositions réalisées au cours des ans ont souhaité faire don à la Fondation d’une ou de plusieurs de leurs œuvres pour honorer la mémoire du collectionneur. A côté de la trentaine de sculptures, collages et dessins légués par son ami Kosta Alex à sa mort, la collection s’est encore enrichie ces dernières années de dons d’Alexandre Hollan et de Sorel Etrog, à l’égard desquels Jean Planque avait manifesté un vif intérêt sans avoir pu acquérir auprès d’eux de pièces majeures. En outre, des amis de Jean et Suzanne, membres de la Fondation, ont souhaité léguer à leur mort des œuvres dont Jean Planque leur avait conseillé l’achat. Cette générosité est la preuve que l’action de Jean Planque se continue aujourd’hui en faveur de l’art vivant et dans un esprit d’où toute espèce de profit est absent.

Enfin, depuis quelques années, La Fondation s’est donné la liberté d’acquérir et/ou de recevoir des créations d’artistes qui ont travaillé ou travaillent aujourd’hui encore en consonance avec les œuvres qui constituent la réunion d’origine. Ces acquisitions exceptionnelles – choisies dans l’esprit du collectionneur et nécessairement assorties de dons complémentaires – servent à enrichir le patrimoine de la fondation. Aux cimaises des expositions ces nouveaux apports sont clairement signalés comme ayant été acquis « en mémoire du collectionneur ». Ils sont ainsi distingués de ses propres choix.

Fonds d’estampes

La collection de la Fondation Jean et Suzanne Planque contient également un certain nombre de livres illustrés d’estampes de Picasso, Dubuffet, Mirò et Clavé ainsi que de nombreux autres artistes proches de la Galerie Beyeler. Cet ensemble d’œuvres sur papier, aliénable, est conservé dans les dépôts de la Fondation. La série complète des 347, suite gravée dans le cuivre par Picasso du printemps à l’automne 1968, a dû être cassée et partiellement vendue en 2006 afin de régler certains droits de succession à l’Etat de Vaud.